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    En vrac

    Figure de proue du groupe Salem Tradition , Christine Salem s'évertue à transposer la conscience exacerbée qu'elle dispose de sa richesse humaine et spirituelle , en une musique , un chant qui parle tout les langages .Sa voix où s'immergent le féminin et le masculin crée l'osmose tant recherchée , le temps unique du partage et de la communion . , de la Beauté ...

     

     

    http://www.deezer.com/fr/#music/salem-tradition

     

      

     

    http://www.myspace.com/salemtradition

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    En vrac

     

    Le Maloya n'est pas un élément du passé qu'on devrait relégué au rang d'objet patrimonial  , comme mémoire passive au musée . Non , le Maloya est et doit continuer à être vivant , dans nos tripes et notre âme , et grâce à Zangoun , avec nout dalons , l'ambiance i perpétue parce que l'expression musicale n'a pas de fin , elle est éternelle !

     

     

     

     

    http://www.myspace.com/zangoun

     

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    En vrac

     

    Quel surnom pour celui qui était un simple ouvrier agricole et qui , comme on aurait pu l'entendre dans une de ses histoires , pourquoi pas, est devenu l'emblème d'une culture noire renaissante , d'une force opprimée se révoltant dans un jaillissement positif . Gérose Barivoitse  , conteur et chanteur , aura rendu à son île , d'origine comme son île natale  , toute la dimension qu'elle mérite d'avoir. Il fera parti au même titre que d'autres noms prestigieux  , de l'invention de " la créolie" de Jean Albany , du réalisme culturel  , il aura mis ses mots sur le tableau coloré de l'île de la Réunion... alor merci a li !

     

    On ne le voit pas interpréter la chanson , mais c'est quand même un bel aperçu de son oeuvre et de la manière Kréol i viv en général !

     

     

    Les 2 albums du Rwa Kaf , du pur Maloya ! :

    http://www.deezer.com/fr/#music/lo-rwa-kaf

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    2 compères  ,  2 gramouns qui se joignent à une même cause , une même impulsion :  la Vie du Maloya ! Le parcours de Gramoun Dada et du populaire Viry se conjugue dans l'action Musicale : Tout deux chantent levoix des ancêtres à une époque où les rythmes allusifs à une activité " marron" étaient prohibés , tout deux rencontreront la reconnaissance avec des troupes  ,la Troupe Résistance pour Lagarrigue , et la troupe éponyme de Firmin Viry . Tout ça pour dire , sans faire oeuvre de biographie , qu'ils finiront par exercer dans la même formation au grand bonheur des inconditionnels du Maloya . Leurs paroles content la vie lontan , l'écoulement des jours , le travail souvent agricole , mais aussi la révolte , la mémoire , l'espoir.

     

     Firmin Viry

    En vrac

    Gramoun Dada

    En vrac

     

     

     

     

    http://www.youtube.com/watch?v=a9elhJBcSTs 

    Dada en concert aux nuits du Pitons , festival de musique de Saint-Joseph , d'autre vidéo du même concert sont sur Dailymotion  !

     

     

     

    Très beau concert dan fé noir , là haut mafate fin fon la réunion ! Comme Firmin Viry est très présent médiatiquement , je vous laisse le soin de le découvrir par vous- même !

     

    http://www.musicme.com/#/Firmin-Viry/

     

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    Urbain Philéas

    Urbain Phileas n'a pas grandi dans l'ombre de son père, le défunt Granmoun Lélé, mais dans l'amplitude de sa voix s'est forgé une tenture aux couleurs uniques.

    En compagnie de son frère Willy et de ses soeurs, nièces, neveux et cousins, il est l'héritier d'une tradition à laquelle il n'a pu échapper mais qu'il a su prendre en main. Désormais, il porte avec eux "lo flambo" embrasé par ses ancêtres connus et méconnus, ceux des peuples Antandroy du sud de Madagascar, des Comores et d'au-delà du monde visible.

    Sa carrière est indissociable du cheminement spirituel qui le nourrit, en lui les obligations religieuses et musicales ne forment plus qu'une seul et même harmonique.

     

     

      

    Fils de Gramoun Lélé et par la même, son joueur de roulèr attitré, Urbain Phileas a pourrait-on dire reçu l'héritage direct du Maloya rituel, celui des cérémonies Malgaches dédiées aux ancêtres. Comme souvent, la famille est une force,  une mémoire collective qui permet de faire vivre et renaître une tradition, une passion voire, une pulsion. Cette même énergie se retrouve dans en lui et son entourage mais plus largement, une envie déterminée d'amener le Maloya plus loin, plus en avant qu'il ne l'était déjà.

    Le thème récurrent du Kabaré, cérémonie rituelle malgache. Un clip mémorial pour le peuple de la Grande-Ile en tenues traditionnelles (le lamba) et maquillage.

     

      

    L'Histoire est cruelle envers sa propre personne, elle a su bien des fois se rendre ridicule aux yeux des hommes et cherche, toujours tardivement, à racheter ses méfaits.

    Avant les années 80, le maloya n'existait pour ainsi dire pas. Publiquement en tout cas. Les réunionnais en grande majorité ignoraient qui il était pour diverses raisons, nombreuses et complexes. Seuls ceux qui avaient un contact privilégié avec cette musique traditionnelle (qui le devint en même temps que sa reconnaissance auprès du public) pouvaient témoigner de sa vivacité, de son rôle sur le sol réunionnais et des gens qui en étaient les acteurs, dont la famille Lélé faisait partie.

    Il n'empêche que même à Bras-Fusil, quartier de Saint-Benoît où résidait Gramoun Lélé et aujourd'hui Urbain, le maloya était encore en 1982 considéré comme du tapage dérangeant. Ce n'est qu'en 1993, soit 10 ans plus tard alors que Gramoun Lélé et sa famille reviennent auréolés d'une lumière nouvelle, du Festival d'Angoulême, que la reconnaissance et l'acceptation viendront; puis bientôt les applaudissement et l'adulation au comble du possible. C'est donc de l'extérieur qu'est venue, dans un premier temps, la prise en compte d'une richesse inexploitée. Il s'agit aujourd'hui de la préserver consciencieusement. Là est le rôle d'Urbain et de tous ceux de sa génération.

     

     

     

    De son père, Urbain a également hérité le sens du spectacle, pour qui se souvient du concert donné en l'honneur des 70 ans de Gramoun au théâtre de Saint-Gilles (lieu où il n' ya pas si loin que cela, les groupes aux revendications un peu trop marquées, qu'elles le fussent par le créole employé ou la prédominance d'une sonorité maloya palpable, étaient gentillement conviés à jouer autre part). Sur scène il n'est plus déchaîné que lui, le suivre du regard relève de la performance physique néanmoins, l'écouter se fait sans difficultés.

    D'ailleurs, nul ne l'écoute. Son chant vous parvient instinctivement, vous fait captif de son imposante stature à laquelle on succombe sans broncher. Comme un tableau vivant, un prêche qui n'est plus seulement fait de mots, de discours, mais qui s'acte là, devant vous, dans l'instant. Il nous insufle le saccadement qui le guette, comme l'ombiasy à la corne potente de zébu, un souffle aux froissures magiques.

     

     

     

    + d'infos : http://www.myspace.com/phileasurbain

    http://syncope.free.fr/urbain.htm

    http://reunion.orange.fr/loisirs/culture-sorties/evenements/urbain-phileas.html

    http://www.runmuzik.fr/observation/muzikannuaire/groupes/urbain-phileas.html

    http://archives.clicanoo.re/spip.php?page=imprimer&id_article=329354

    http://www.zamanproduction.com/artiste/urbain-phileas

     

     

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  •  Jean-Claude ViadèreIl est l'un des tous premiers à avoir gravé du maloya sur un support audio : un 45 tours en 1977 en même temps que Gramoun Sello, un an après le 33 tours de Firmin Viry et un an avant le 45 tours de Françoise Guimbert.

    Jean-Claude Viadère et sa troupe des Jeunes Gaillards (ou Gayards) ont donné le "La" initial, les fondations nécessaires à l'éclosion publique du maloya, pour enclencher une période transitoire de conscientisation, qu'il est nécessaire de renouveler sans faillir.

    L'attachement qu'il porte à ses racines malgaches se voit dans chacun de ses pores, de ses mots, de ses vêtements. 

     

     

     

     

     

    On lui connaît d'innombrables contributions artistiques, notamment lorsqu'il s'agissait de mettre en musique les texte de Jean Albany, ou plus récemment pour "Bal zanimo", conte musical en créole de François Robert. C'est aussi un militant de la première heure, présent sur la liste aux élections régionales pour le groupe" Réyoné ansamb – Union des Réunionnais".

    Quant à son entourage, il compte en son sein une des principales personnalités du Servis Kabaré, pour laquelle il éprouve un respect et une admiration sans bornes, Madame Baba.

     

     

    Aujourd'hui Jean-Claude Viadère n'a pas cessé son activité musicale, puisqu'il officie pour le groupe "Maronèr koméla", emmené par François Saint-Omer. Dans la continuité des discours revendicatifs d'autrefois, avec fougue et énergie ce groupe de Saint-Louis pratique un maloya authentique, pendant aux métissages qu'impose la musique moderne.

     

     

     

     

    sur facebook : http://www.facebook.com/jeanclaude.viadere

    facebook de Maronèr Koméla : http://www.facebook.com/pages/Maron%C3%A8r-Kom%C3%A9la-ofisy%C3%A8l/231795820188120

    + d'infos : http://kiltirlarenion.e-monsite.com/pages/bann-militan-kiltirel-renione/kiltirlarenion.html

     

     

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     Gramoun Bébé Louis-Jules Manent naît en 1927 dans les hauts de Saint-Louis. C'est bientôt la fin de l'engagisme à La Réunion, La 1ère guerre mondiale, quant à elle, se termine à peine mais ne laissera que peu de répit aux peuples.

    Décrit comme un homme discret, Gramoun Bébé à l'instar de son homologue de la Balance-Coco, Paul-Emmanuel Salomon (Gramoun Baba), ne donnait pas de concert. Son servis s'exerçait comme il est coutume, en famille et avec les proches, dans le respect de la liturgie rituelle où se mêlent fond commun et spécifités propres à chaque pratiquant.

     

     

    Bien qu'on puisse lire de toute part que Gramoun Bébé se réclame d'une filiation malgache, qui est par ailleurs certainement indéniable dans la conduite de la cérémonie, du kabaré; quelques uns des enregistrements présents  sur l'album démontrent l'influence prégnante du religieux indien. C'est par ce biais qu'il est possible de mesurer sinon de constater, l'apport des populations engagés à la fin du XIXème siècle vis à vis du maloya.

    De ce fait "Goïnda ilé", reprend une dérivation de "Govinda" qui peut être considéré comme synonyme de Dieu, ou signifier "Gloire à Dieu", à Krishna. On peut également l'entendre lors des possessions liées ax cultes malbars et tamouls. De même pour "Karlon doulvédé", le karlon qui sert aux fidèles pour les processions et doulvédé, qui est le nom d'une divinité indienne. L'inter-religiosité, les passerelles entre croyances sont des composantes essentielles de l'identité réunionnaise, d'autant plus marquées pour les descendants d'africains et indiens, moins vérifiables pour la population "blanche". A cela vient s'implanter le développement de superstitions, c'est à dire "la malice" qu'évoque Gramoun Bébé, l'empêchant d'honorer sa promesse.

     

     

     

    Dans chacune des compositions, le sujet est introduit progressivement par un jeu de répétitions, d'échos, de réponses. La bonne conduite du "pléré" jusqu'au "kassage", cet emballement de rythmes et de voix qui enflent et se soutiennent, est entièrement dépendante de la compréhesion suffisante du discours principal, émis par le diseur.

    Il est interessant de noter que Gramoun Bébé fait appel à une notion partagée par tous les pratiquants de servis kabaré, qui a été largement reprise dans les factions musicales par la suite : le Gayar. En créole, quelque chose est "gayar" quand il est amusant, quand il divertit ou est tout bonnement "chouette". Il peut aussi reprendre son sens originel venant du français "gaillard". Néanmoins, cette notion comporte ici une dimension supérieure, plus profonde. Quand Gramoun Bébé raconte le "gayar mwin néna", il raconte la transmission de capacités, de dons spirituels, d'aptitudes à agir tel qu'il l'éxécute. Cet héritage a été décidé pour lui par ses ancêtres, qui eux même tenaient du gayar de leurs ancêtres etc. En somme, il s'agirait presque d'une clairvoyance de l'esprit, une force qui élève son possesseur vers son rôle de guide.

     

     

     

    "Bambo ki bambo" est un parfait exemple de ces exhortations partagées une grande partie des adeptes des servis, comme peut l'être l'appel aux esprits, repris de nombreuses fois : "ah servis pou kisasa sa, oh maligasy". (Pour approfondir la question du servis kabaré, cliquez ici) En règle générale, ces compositions sont dites en "langaz", un parler qui allie le mystique et la diversité des origines. Elles font partie du temps sacré de la cérémonie par opposition aux chansons profanes, comme 'Mademoiselle Mimose" ou "Marie-Rose" chantées en créole.

     

     

     

    Julien Manent, frère de Gramoun Bébé.

     

      

      

    pour écouter : http://www.deezer.com/fr/album/274520

    + d'infos : http://www.temoignages.re/le-maloya-kabare-vu-par-gramoun-bebe,7592.html

    http://syncope.free.fr/bebe.htm

    http://ethnomusicologie.revues.org/1351

    http://www.runmuzik.fr/patrimoine/musiciens/louis-jules-manent-dit-gramoun.html

     

     

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    gramoun babaPaul-Emmanuel Salomon, dit Gramoun Baba.

    "Gramoun", qui qualifie une personne âgée en créole réunionnais et "baba", nom provenant du malgache, qui désigne affectueusement les enfants en bas âge. Une formule antithétique pour symboliser l'éternelle jeunesse dont lui et sa femme, Marie-Marthe Bazaline (Madame Baba), semblent être dotés.

    L'entrée du servis kabaré dans l'espace public réunionnais, sinon dans le cercle des quelques curieux et passionnés, doit beaucoup à l'ouverture d'esprit, à l'idée de partage et de décloisonnement véhiculée par  ce couple de Saint-Louisiens.

     

    Documentaire exeptionnel en 2 parties, sur le servis de Gramoun Baba et Madame Baba. C'est toute une dimension culturelle qui surgit du"fénoir" pour se montrer telle quelle, pour se démocratiser et acquérir, aux yeux des réunionnais, une place méritée dans l'apanage patrimonial.

    Un article du journal Témoignages cite les propos de Dédé Payet : "La kaz Baba, kabaré lété rouvèr pou toulmoun". Là est tout l'intérêt de la démarche entreprise par Gramoun Baba, l'abolition des interdits et par là même, des préjugés à propos de pratiques méconnues au point d'en générer toutes sortes de mystères. Ce mystère existe par la sauvegarde, la subsistance de ces rituels ancestraux, reproduits à travers le prisme du déracinement et de la réappropriation.

     

     

     

     

     

     

     

      

    La compilation Bourbon  Maloya a permis de graver les voix de Gramoun et Madame Baba sur un support, pour assurer la pérennisation de leurs compositions et de leurs interprétations. Les chants ne s'embarassent que d'un roulèr, ils sont courts et dits promptement, ne délivrant souvent qu' un seul message.

    Le rapprochement avec les sonorités actuelles laisse pantois, tant cette simplicité semble s'être perdue dans un amas, un agglomérat d'influences à l'oeuvre quelquefois dévastatrice. "Lwazo" cette mélodie qui se soustrait au temps, incréée par son origine inconnue, se mesure à la fragilité de l'acoustique et des voix éraillées, mais pures.

      


    Gramoun Baba - Bon dié

      

        
    Gramoun Baba - Té mon famn

     

       
    Madame Baba - Lwazo

     

      
    Gramoun Baba - Mwin lavéèn in ty syin

     

      
    Gramoun Baba - Soumalita

     

    Même si Gramoun Baba perpétuait le culte aux ancêtres comme il l'avait vu faire par ses aïeux, c'est par un rêve à l'âge de 40 ans que la façon dont devra se dérouler son servis lui sera révélée. Une expérience onirique commune à celle de Gramoun Bébé, à qui ses ancêtres lui indiquèrement la marche à suivre pour organiser la cérémonie.

     

      
    Madame Baba - Kaf la trouv a mwin vilin

     

      
    Gramoun Baba - Okilé zoli zindyin

     

     
    Madame Baba - Pa bezwin ti plèr pou mwin

     

    Leurs adjurations ne contiennent qu'un souffle, soutenu et mené à bien. Ce maloya est celui du "chant naturel", celui que Firmin Viry soutient qu'il "ne s'écrit pas avec un stylo devant un bureau", mais qu'il s'expire, s'exulte de lui-même durant le labeur, parce que sa volonté est d'être exprimé. Il vient comme une inspiration, comme l'esprit descendant sur l'Homme de chair; un signe d'en haut, ou bien par le simple fait de son existence.

    Le confronter avec le maloya "poesis" de Danyel Waro, entre autre, car il est l'un des premiers à le considérer comme capable d'un traitement linguistique et littéraire, une matière à travailler, permet une mise en relief et une considération globale sur le maloya. Le militantisme politique a fait du maloya un arc et des vélléités communiste une flèche. Pour Gramoun Baba le maloya, le kabaré, est sa propre cause et n'a besoin d'aucune justification. Cette dernière est donnée par l'histoire, personnelle et publique (passé colonialiste etc); la problématique du fondement identitaire et du culte aux ancêtres.

    Enfin, loin des impératifs artistiques qui enchaînent création et économie, le chant de ces gramouns n'était pas voués à plaire, sinon aux esprits, ni destinés à la commercialisation d'une richesse culturelle. Leurs chroniques chantées demeurent en majeure partie énigmatiques car elles recèlent une capacité d'imagination impalpable, un mécanisme qui a disparu des productions modernes et des mentalités. Leurs douces banalités allaient droit à l'essence des choses, faites d'observations et d'expériementations formatrices.

     

     
    Madame Baba - Sarda Garriga

     

      
    Madame Baba - Serman not dé twé la fé

     

      
    Madame Baba - Kalbanon en tol

     

    Tout comme les corps des témoins lors des servis opèrent une passerelle entre le monde des vivants et des morts; et offrent cet interstice d'expression qui assure aux esprits une manifestation heureuse, la musique de Gramoun et Madame Baba est le pont entre la Réunion d'hier et celle d'aujourd'hui. Cette Réunion où le sacré tenait un rôle prépondérant dans la vie de chacun, dans son appréciation, ses choix; ou la valeur associée au passé permettait d'envisager l'avenir sur un socle.

     

    + d'infos : http://www.temoignages.re/un-autre-gardien-culturel-nous,6728.html  

    http://www.temoignages.re/baba-lespri-kabare,6004.html

    http://ecole-paul-salomon.ac-reunion.fr/matpsalomon/ACCUEIL.html

    http://www.temoignages.re/spip.php?page=imprimer&id_article=6017

     

     

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    Gramoun Sello Michel Sophie de son vrai nom, Gramoun Sello est au maloya ce que  le baba d'figue est au bananier.

    Il a grandi dans les plantations agricoles, dans les kabarés saint-louisiens où s'est consitué le panthéon du maloya traditionnel avec Gramoun Baba, Franck Mangué du groupe Zaboutan, Gramoun Bébé Manent et bien d'autres...

    Considéré comme une des dernières figures notables pour qui le maloya n'a pas été un choix mais davantage un appel, une évidence liée aux structures familiales et au contexte social, Gramoun Sello incarne à lui seul cet élan de revalorisation du patrimoine musical.

     

      

    Un "Gosier d'fer" en sommeil, un répertoire riche d'expériences et de vécus, voici l'extrait d'un reportage formidable réalisé sur Gramoun Sello. De 52 minutes dans sa totalité, la version entière reste malheureusement introuvable, ce qui est dommageable pour un artiste de cet ampleur, qui mérite une meilleure visibilité comme dit dans le reportage.

    A retenir également, la discussion à propos du terme "maloya". D'après le souvenir de Gramoun Sello, ce mot n'a fait l'objet d'un usage courant qu'il y a 20 ou 30 ans de cela, ce que plusieurs témoignages semblent comfimer. Le terme approprié pour désigner la pratique de cette musique traditionnelle était "kabaré", soit la cérémonie dans toutes ses dimensions. 

     

     

     

     

     

      

    Gramoun Sello c'est avant tout la troupe Roséda, ou folklore et maloya se mariaient avec harmonie et parvenaient à populariser le genre. Malgré des refrains qui titillent la mémoire de chacun, sa disparition explique notamment l'absence de Gramoun Sello du circuit musical réunionnais. Un oubli passé inaperçu, presque une atteinte au maloya si la volonté de Stéphane Grondin et de ses collaborateurs n'était pas intervenue pour en assurer la survivance.

     

     

     

     

    sur Myspace :  http://fr.myspace.com/gramounsello

    sur Akout : http://www.akout.com/gramounsello

    + d'infos : http://cbasil.free.fr/bozo/www.philippevallin.com/article-31767720.html

    http://www.reunionnaisdumonde.com/spip.php?article2124

    pour écouter : http://www.deezer.com/fr/artist/440312

    Un nouveau site pour le collectif Maloya all stars, très actif sur les questions mémorielles liées au maloya : http://maloyallstars.wordpress.com/

     

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    René-Paul Elleliara et Okilé

    Ile de la Réunion, année 1950 : René Paul Elleliara vient au monde par la petite porte, celle d'une case modeste de  Saint-Pierre aux relents de kalbanon.

    A force de tapage sur tout objet susceptible de produire un son, d'engager le dialogue musical, d'exprimer le battement intérieur de son âme, René Paul Elleliara a fait de ces intruments de fortune l'assise d'une carrière d'ambassadeur, de porte-flambeau.

    Il connait l'ambiance des bals, des orchestres et des troupes folkloriques par coeur, il sait comment animer son public et le transporter avec la rusticité d'un bertel, la beauté d'un chant collectif. Il sait tisonner son art pour le faire flamboyer, en dépit des "tombé levé", des heures "malizé" et des virages tranchants.

    Après 45 ans de carrière passés à silloner le monde et la Réunion pour représenter le maloya, la musique qui l'a édifiée, René Paul Elleliara est devenu lui aussi un pilier de terrain.

     

     

     

     

    Membre de la troupe Kalou Pilé, René Paul Elleliara est aussi un homme d'interrogations, de questionnements comme en témoignent le nom de ces différents groupes, Kisaladi puis Okilé, toujours en activité. Comme le chanteur de maloya délivre sa parole à l'assistance dans l'attente d'un écho ou d'une réponse, il oeuvre pour que la tradition puisse devenir un élément de solutions, pour qu'elle puisse retrouver son rôle réparateur.

     

       

     


    Tombé levé

       

     

     

    Encore aujourd'hui, René Paul Elleliara se démène pour faire vivre l'héritage que lui avait transmis un certain  Baptiste Kabaré, lors de ses services. C'est avec ce dernier qu'il a appris à manier les instruments du maloya, qu'il a gouté aux nuits s'imprégant du jour alors que la fête, que la cérémonie bat son plein. "Bat' mon roulèr" dit-il, paré du maloya comme une seconde peau, aussi solidement clouée à lui que celle de cet éternel tonneau monophone.

     

     

      

      

    tout sur René Paul Elleliara : http://www.elleliara.e-974.com/

    http://www.soubou.e-974.com/renepaul.php

    http://okile.free.fr/discographie.htm

    sur facebook : http://www.facebook.com/pages/Ren%C3%A9-Paul-Elleliara/165103983614016?ref=stream

    pour écouter : http://www.musicme.com/#/RenE-Paul-Elleliara/

    http://www.musicme.com/#/Okile/albums/

    pour contacter : http://www.runmuzik.fr/observation/muzikannuaire/groupes/okile.html

    La présence numérique de ce grand monsieur du maloya est intimement liée à Georges Soubou, acteur invisible mais précieux de la valorisation du patrimoine réunionnais sur internet. Nous l'en remercions encore !

     

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