• Urbain Philéas

     

    Urbain Philéas

    Urbain Phileas n'a pas grandi dans l'ombre de son père, le défunt Granmoun Lélé, mais dans l'amplitude de sa voix s'est forgé une tenture aux couleurs uniques.

    En compagnie de son frère Willy et de ses soeurs, nièces, neveux et cousins, il est l'héritier d'une tradition à laquelle il n'a pu échapper mais qu'il a su prendre en main. Désormais, il porte avec eux "lo flambo" embrasé par ses ancêtres connus et méconnus, ceux des peuples Antandroy du sud de Madagascar, des Comores et d'au-delà du monde visible.

    Sa carrière est indissociable du cheminement spirituel qui le nourrit, en lui les obligations religieuses et musicales ne forment plus qu'une seul et même harmonique.

     

     

      

    Fils de Gramoun Lélé et par la même, son joueur de roulèr attitré, Urbain Phileas a pourrait-on dire reçu l'héritage direct du Maloya rituel, celui des cérémonies Malgaches dédiées aux ancêtres. Comme souvent, la famille est une force,  une mémoire collective qui permet de faire vivre et renaître une tradition, une passion voire, une pulsion. Cette même énergie se retrouve dans en lui et son entourage mais plus largement, une envie déterminée d'amener le Maloya plus loin, plus en avant qu'il ne l'était déjà.

    Le thème récurrent du Kabaré, cérémonie rituelle malgache. Un clip mémorial pour le peuple de la Grande-Ile en tenues traditionnelles (le lamba) et maquillage.

     

      

    L'Histoire est cruelle envers sa propre personne, elle a su bien des fois se rendre ridicule aux yeux des hommes et cherche, toujours tardivement, à racheter ses méfaits.

    Avant les années 80, le maloya n'existait pour ainsi dire pas. Publiquement en tout cas. Les réunionnais en grande majorité ignoraient qui il était pour diverses raisons, nombreuses et complexes. Seuls ceux qui avaient un contact privilégié avec cette musique traditionnelle (qui le devint en même temps que sa reconnaissance auprès du public) pouvaient témoigner de sa vivacité, de son rôle sur le sol réunionnais et des gens qui en étaient les acteurs, dont la famille Lélé faisait partie.

    Il n'empêche que même à Bras-Fusil, quartier de Saint-Benoît où résidait Gramoun Lélé et aujourd'hui Urbain, le maloya était encore en 1982 considéré comme du tapage dérangeant. Ce n'est qu'en 1993, soit 10 ans plus tard alors que Gramoun Lélé et sa famille reviennent auréolés d'une lumière nouvelle, du Festival d'Angoulême, que la reconnaissance et l'acceptation viendront; puis bientôt les applaudissement et l'adulation au comble du possible. C'est donc de l'extérieur qu'est venue, dans un premier temps, la prise en compte d'une richesse inexploitée. Il s'agit aujourd'hui de la préserver consciencieusement. Là est le rôle d'Urbain et de tous ceux de sa génération.

     

     

     

    De son père, Urbain a également hérité le sens du spectacle, pour qui se souvient du concert donné en l'honneur des 70 ans de Gramoun au théâtre de Saint-Gilles (lieu où il n' ya pas si loin que cela, les groupes aux revendications un peu trop marquées, qu'elles le fussent par le créole employé ou la prédominance d'une sonorité maloya palpable, étaient gentillement conviés à jouer autre part). Sur scène il n'est plus déchaîné que lui, le suivre du regard relève de la performance physique néanmoins, l'écouter se fait sans difficultés.

    D'ailleurs, nul ne l'écoute. Son chant vous parvient instinctivement, vous fait captif de son imposante stature à laquelle on succombe sans broncher. Comme un tableau vivant, un prêche qui n'est plus seulement fait de mots, de discours, mais qui s'acte là, devant vous, dans l'instant. Il nous insufle le saccadement qui le guette, comme l'ombiasy à la corne potente de zébu, un souffle aux froissures magiques.

     

     

     

    + d'infos : http://www.myspace.com/phileasurbain

    http://syncope.free.fr/urbain.htm

    http://reunion.orange.fr/loisirs/culture-sorties/evenements/urbain-phileas.html

    http://www.runmuzik.fr/observation/muzikannuaire/groupes/urbain-phileas.html

    http://archives.clicanoo.re/spip.php?page=imprimer&id_article=329354

    http://www.zamanproduction.com/artiste/urbain-phileas

     

     

    « Françoise Guimbert (Tantine Zaza)Alain Peters - Rest la Maloya »
    Yahoo!

    Tags Tags : , , , , , , , , , , , ,
  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :