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    Jean Paul Volnay

    En activité depuis 1993, où la sortie du tire "l'assassin" le faisait connaître auprès du grand public réunionnais, Jean-Paul Volnay animait d'ores et déjà les soirées brumeuses de la métropole accompagné des Tropic's de Paris. Cet employé de poste fantaisiste au possible, toujours coiffé de son pittoresque chapeau de paille, a assumé un parti pris musical  assez osé, jusque là très peu exploité par ses confrères : celui de l'humour sans détours, affiché,  du grotesque même au risque de subir la catégorisation facile d'un public peu réceptif.

    De bals en dîners dansants, aux salles métropolitaines,  Jean-Paul Volnay  s'est édifié une reconnaissance méritée. Bien lui en a pris, car si l'évocation de son nom appelle systématiquement l'image d'une savate balladeuse ou d'un homme en état d'ébriété, c'est davantage un sourire amusé, presque admiratif qu'affichent les visages à l'écoute de son prosaïsme génial. Les brocards et autres remarques de mauvais goût n'ont plus qu'à repasser.

    Le folklore dans tous ses états ,  Mesdames et Messieurs , Jean Paul Volnay !

     

     

      

    Outrage ! Sacrilège ! Quel criminel vient de mettre "safran dan' brèdes moroum" ? Une chanson qui marquera les esprits mais qui scelle surtout le style inimitable de ce chanteur, fait de bonhomie et de pitreries. Ici un plaidoyer en faveur des codes culinaires traditionnels, qui ne doivent être transgressés sous aucun prétexte ( avec l'assentiment de Christian Antou, chef emblématique de l'île ! )  tourné dans un marché forain, le point de rencontre des réunionnais de tous horizons.

      

     

      

     

      

     

     

      

     

    sur Facebook : http://fr-fr.facebook.com/fande.volnay

    https://fr-fr.facebook.com/jeanpaul.volnay

    sur Myspace :  http://fr.myspace.com/volnayjeanpaul

    Pour écouter : http://www.musicme.com/#/Volnay-Et-Les-Tropic%27-S-De-Paris/albums/Ti-Panier-3252413344852.html

     + d'infos : http://www.runmuzik.fr/observation/muzikannuaire/groupes/jean-paul-volnay.html

      

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     Georges Fourcade
    "Ti fleur fané, ti fleur aimé, di a moin toujours, kok c'est l'Amour " ! Refrain sempiternel et immuable, à jamais l'expression la plus complète et tendre de l'Ame, de l'Esprit de l'île Bourbon.

    Et ki sa l'auteur...? Georges Fourcade, et ses compères, comme Jules Fossy qui après avoir été son professeur de musique devint son ami et collègue de travail. Et quel travail !

    Ils ont su exprimer à eux deux ce que la Réunion a de plus précieux, chanter l'abstraction d'une ile multicolore en tous points. Georges Fourcade est le premier à mentionner dans une oeuvre publique le mot "maloya" jusqu'àlors inentendu, et le seul qui pût chanter les déboires du vieux Francisco tel qu'il l'a fait.

    "Le Barde Créole" continue son oeuvre intemporelle ! Les prémices des années 30 n'ont céssé de fructifier jusqu'à ce jour, d'inspirer poètes, artistes du verbe et de la mélodie. Il a ouvert la voie à l'édification du séga, de son langage, de sa destination.  

     

     

     

     

    Son oeuvre trop méconnue et synthétisée en cette seule et même romance "ti fleur fânée" est riche ne serait-ce que du pour son ancienneté, mais évidemment pour le style  éminemment différent, voire étranger à ce que nous connaissons désormais.

      

     

     

      

     

     

      

      

      

    éléments de biographie : http://www.runmuzik.fr/#patrimoine/musiciens/georges-fourcade.html

    http://www.mi-aime-a-ou.com/georges_fourcade.htm

    sur Akout : http://www.akout.com/georges-fourcade

    les version orignales sur Deezer, ça n'a pas de prix : http://www.deezer.com/fr/album/274629

    les reprises : http://www.musicme.com/#/L%27orchestre-Folklorique-Des-Mascareignes/albums/Les-Plus-Grands-Succes-De-Fourcade-3661585475552.html

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     Ile MauriceGroupe incontournable des années 70 à la Réunion, il a écumé les bals de toute l'île et épuisé des hordes d'invétérés danseurs et danseuses de séga. Navé l'ambiance dan temps la oui ! On s'imagine difficilement aujourd'hui l'atmosphère emplie de chaleur et de camaraderie , de joie, d'intensité  qu'offrait chaque samedi soir dans les bourgades les plus grouillantes. Des tubes pleins les valises, des textes qui touchent le créole dans sa quotidienneté chantés par  l'indémodable figure du "sinois la moustas ! " comment cette faste époque pourrait-elle être oubliée ?

    Gaby Lai-Kun est un ségatier d'une intégrité exemplaire, un ségatier de l'ordinaire conscient qu'il ne doit sa musique qu'à son public, son entourage direct et indirect. Sa parenthèse métropolitaine, à laquelle se sont fortuitement joints certains compères des Soul Men, n'a en rien entamée l'étincelle des beaux jours. Slows et ségas permettaient de contenter pour un soir, en attendant qu'un heureux évènement soit encore prétexte à la venue de ces vedettes locales.

     

     

     

     

    Les temps ont bien changé depuis l'époque du "Femm i command pas le zhom", qui a laissé son trône machiste aux mielleux "Baby mi lé love de ou" et autre " ou lé mon soleil, out lèvres lé comme un l'arc-en-ciel d'amour ke mi aime" etc ! Le grand écart dans les propos, mais aussi dans les mentalités même si la prédominance masculine, le modèle de famille patriarcale conserve un ancrage profond dans la société réunnionaise.

     

     

     

     

     

     

     

    sur Gaby Lai-Kun : http://archives.clicanoo.re/spip.php?article329475

    l'émission Muzik Lontan d'Arno Bazin, où il était invité : http://muziklontan.wordpress.com/2010/03/09/emission-du-8-mars-2010-invite-gaby-lai-kun/

    interview sur Antenne Réunion : http://www.antennereunion.fr/Tout-le-monde-joue/Gaby-Lai-Kun-Maintenant-les-femmes-commandent-les-hommes?pgp=104925&video=Tout%20le%20monde%20joue-Interview%20de%20Gaby%20Lai%20Kun

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    Ile Maurice

     "Julot", comme on l'appelait en référence à un de ses ségas, l'homme du second plan, mais surtout, la racine musicale, l'écriture motrice, l'origine de l'éclosion de quelques grands noms locaux. Délaissant l'interprétation au profit d'un travail de fond, ses amis chanteurs parlaient en son nom, ils étaient sa voix.

    Laope, Henri-Claude et Marie-Armande Moutou, l'Orchestre Serge Barre et compagnie se sont succédés pour mettre en cadence la verve créole de Monsieur Arlanda ! Né en 1923 , disparu en 2010 , son oeuvre fait figure de référence. Chevalier "Des Arts et des Lettres", le séga aura été son glaive et la musique sa muse protectrice.

     

     

     Son inspiration est aussi grande que le nombre de variétés de brèdes à la Réunion...c'est dire !

      

      

     

     

     

    D"aucun pourrait croire que la culture réunionnaise, une fois abordées les typicités d'usage, ne recelle plus de grands sujets à chanter; qu'il vaille mieux s'accorder à la nouveauté ou à l'abstraction. Jules Arlanda est bien la preuve du contraire, lui et ses interprètes qui ne chantent que ce qu'ils vivent, ce qu'ils ont cotoyés leurs enfances durant. c'est la valeur qu'on donne à un sujet qui fait de lui une exception.

     

     

     

     

     

    Une chronique de la coupe canne en chanson, un outil tout à la foishistorique et pédagogique. "Canne bonbon", "zambrovat", "calbanon", autant de termes qui une signification concrète pour ces hommes qui allaient s'épuiser dans les champs. Tous réunis dans un seul et même endroit le temps de la saison, la cuisine de fortune installée au dehors avec deux galets, les distractions étaient maigre et le salaire aussi. Pour beaucoup, le salaire durement gagné s'évaporait aussitôt dans l'alcool ou le jeu. Les plus consciencieux, les pères de familles attentionnés notamment, laissaient quelques sous de côté. En rentrant chez eux, une poignée de bonbons offertes aux enfants suffisait à leur rendre un profond sentiment d'utilité, ils n'avaient pas travaillé vainement...

     

     

     

    pour écouter :  http://www.musicme.com/#/Jules-Arlanda/albums/Jules-Arlanda-Et-Ses-Interpretes-3760086690157.html

    un disque hommage : http://www.deezer.com/fr/album/634005

    + d'infos : http://www.runmuzik.fr/patrimoine/actualite/deces-de-jules-arlanda.html

    http://www.akout.com/julesarlanda

    http://www.linfo.re/-Infosoiree-/Jules-Arlanda-n-est-plus

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     CarrouselArrivé en 92 sur les ondes réunionnaises, le groupe Carrousel annonce la couleur  : Une tendance à l'électrique visionnaire revisitée façon créole, un mélange des genres afin d'enfanter une oeuvre inconnue de ses pères eux-mêmes. Une démarche résolument nouvelle qui mène le groupe aux frontières de l'expérimental, une sorte d'état transitoire entre la revalorisation du patrimoine réunionnais et les pulsions intenables des transes.

    Le carrousel est ce manège universel, où petits et grands se plaisent à tourner sur des chevaux de bois, et plus récemment sur des bolides automobiles. Les membres de Carrousel eux, ont préféré s'illuminer par l'expérimentation, aspirés par le gouffre extatique de la création. Beaucoup ignore encore aujourd'hui combien ils doivent à ces magiciens.

     

     

    Lieu de rencontre prestigieux entre des précurseurs, mais lieu d'une étrange éphémèrité (4 à 5 années d'activité), ces avant-gardistes du "Jazz fusion" (cf lien Runmuzik) local que sont Loy Ehrlich, son ami Alain Peters engagé en tant que bassiste, Zoun, Joël Gonthier, Jean-Claude Viadère et  Bruno Leflanchec venu de métropole, vont non seulement créer une brèche monumentale avec une musique réunionnaise encore repliée sur ses anciennes influences, mais ils vont surtout inviter indirectement toute une génération à perenniser ce nouveau statut.

     

     " Oté Maloya ", une musique, une pratique traditionnelle se trouve personnifiée et dotée d'un pouvoir agissant sur les êtres, leur bien-être moral et physique. Cette conception de la musique, qui plus est rattachée à des fondements forts, et des racines dont la perception intérieure joue d'inextricabilité, comme entité consciente se retrouve particulièment dans les compositions de Carrousel. L'homme n'est pas l'origine de la création, mais c'est cette création même, sa volonté qui pousse l'artiste à son exaltation.

    D'autre part, cette expression de douleur ( "ti fé mal a moin" ) dont la provenance reste assez obscure trouvera résonnance dans l'errance d'Alain Peters, demandant, adjurant la musique qu'il a tentée de sublimer toute sa vie de rester à ses côtés pour l'épauler : Rest' la maloya, rest' la maloya rest' la minm !

     

      

     

     

     

    Cet unique album ( La vie est un mystère ) rend bien compte de la fulgurance qu'était Carrousel.  7 titres pour redéfinir une histoire musicale qui a mis près de 200 ans ( voire plus ) à se forger, étourdissant n'est ce pas ?

      

      

      

      

    pour écouter : http://www.musicme.com/#/Carrousel/albums/La-Vie-Est-Un-Mystere-3610150672933.html

    sur Loy Ehrlich, fondateur de Carrousel : http://fr.wikipedia.org/wiki/Loy_Ehrlich

    http://www.nemomusic.com/index.php/fr/biographies/428-biographie-loy-ehrlich

    à propos du jazz à la Réunion : http://www.runmuzik.fr/muzikalite/sur-le-secteur/styles-musicaux/le-jazz-a-la-reunion.html

    Carrousel n'a pas d'histoire propre, le groupe s'est défini par l'apport de chacun de ses membres. Alain Peters faisait partie de cette aventure, qui n'a pas été ce qu'on pourrait appeler une réussite le concernant comme nous l'indique ce très bon article : http://www.liberation.fr/culture/0101358151-alain-peters-tire-des-bas-fonds-de-la-reunion

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